L’Anesthésie

DSC_0408L’anesthésie est un ensemble de techniques qui permettent la réalisation d’un acte chirurgical en supprimant ou en atténuant la douleur pendant et après l’intervention dans des conditions optimales de sécurité.

Toute anesthésie nécessite une consultation au préalable avec un médecin anesthésiste-réanimateur au minimum 48h avant l’intervention si cette dernière n’est pas effectuée en urgence, sans dépasser un délai de 3 mois.

 

 

 

 

Qu'est-ce que l'anesthésie ?

Toute anesthésie nécessite une consultation au préalable avec un médecin anesthésiste-réanimateur au minimum 48h avant l’intervention si cette dernière n’est pas effectuée en urgence.

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Il existe deux grands types d’anesthésie : l’anesthésie générale et l’anesthésie locorégionale.

  • L’anesthésie générale est un état comparable au sommeil, produit par l’injection de médicaments, et/ou par la respiration de vapeurs anesthésiques ;
  • L’anesthésie locorégionale permet de n’endormir que la partie de votre corps sur laquelle se déroulera l’opération. Son principe est de bloquer les nerfs de cette région, en injectant à leur proximité un produit anesthésique local. L’anesthésique local permet de bloquer la conduction du signal de la douleur le long du nerf comme si l’on arrêtait la conduction de l’électricité le long d’un câble électrique. L’anesthésie procurée et la diminution de la douleur post opératoire (analgésie) durent de 2 à 24 heures en fonction des produits utilisés. 

Toute anesthésie, générale ou locorégionale, réalisée pour un acte non urgent, nécessite une consultation plusieurs jours à l’avance. La consultation d’anesthésie est effectuée par un médecin anesthésiste-réanimateur. Au cours de cette consultation, vous pourrez poser toutes les questions que vous jugerez utiles à votre information.

Quels que soit le type d’anesthésie, vous devez respecter une période de jeûne avant l’intervention (cf consignes de jeun pré-opératoire).

L'Anesthésie loco-régionale

A ] Technique

Comment est effectuée l’anesthésie loco-régionale ?

L’objectif est d’inhiber les nerfs du bras, de la main ou des doigts responsables de la sensibilité du bras.

Les nerfs sont repérés sous échographie, associée ou non à un neurostimulateur puis un anesthésique local est injecté autour avec le maximum de sécurité.

Les ponctions peuvent être faites sous l’aisselle (bloc axillaire et canal DSC_0402huméral), au niveau du coude et de l’avant bras (bloc tronculaire) ou vers la clavicule (bloc sus et infra claviculaire). Le site dépend notamment du type d’intervention.

Le geste est habituellement peu douloureux. Pour les patients les plus anxieux, un relaxant peut être donné avant d’effectuer l’anesthésie. Une crème anesthésiante peut également être utilisée avant la ponction.

Après l’injection, des sensations de fourmillements et/ou de chaleur peuvent apparaître transitoirement. Elles sont normales et témoignent de l’action de l’anesthésique local.

Puis le bras, la main ou les doigts seront insensibilisés. La disparition de la motricité est également normale.

L’efficacité/qualité de l’anesthésie est testée quelques minutes après afin de valider le passage dans la salle d’opération.

L’effet de l’anesthésie dure entre 2 et 24 h en fonction du produit utilisé et est donc efficace durant toute l’intervention et la période post opératoire.

La reprise des boissons et aliments ainsi que les traitements habituels est rapidement possible après la sortie du bloc opératoire dans la grande majorité des cas sauf consignes particulières de votre anesthésiste ou chirurgien. Des antalgiques (médicaments contre la douleur) peuvent être donnés si besoin en relais de l’anesthésie.

Des consignes de sécurité ainsi qu’une attelle type écharpe seront mis en place à la sortie du service d’ambulatoire.

B ] Avantages

Quels sont les avantages de l’anesthésie loco-régionale ?

L’anesthésie loco-régionale permet d‘insensibiliser la région opérée sans entraîner de perte de conscience. Il est cependant possible d’associer une sédation permettant d’induire un état de somnolence notamment pour les patients les plus anxieux.

Plus de 8000 anesthésies loco-régionales sont réalisées tous les ans au Pôle Santé Oréliance  et l’équipe privilégie ce type d’anesthésie pour la chirurgie de la main (> 95% des interventions).DSC_0401

Actuellement nous utilisons l’échographie pour toutes nos procédures ce qui permet de repérer les nerfs et d’injecter l’anesthésique local avec le maximum de sécurité.

Ces techniques modernes et validée par les société savante (SFAR) permettent:

  • d’avoir une anesthésie permettant une chirurgie optimale
  • d’éviter les nausées / vomissements post opératoires en évitant notamment le recours à la morphine et ses dérivés
  • de diminuer le risque d’effets secondaires liés à une anesthésie générale (trouble de la mémoire, maux de gorge…)
  • d’avoir une analgésie postopératoire de grande qualité et très confortable
  • de reprendre une alimentation et les traitements habituels le plus rapidement possible
  • un retour à domicile plus précoce

L’anesthésie loco-régionale est donc une technique particulièrement adaptée à la chirurgie ambulatoire notamment pour le membre supérieur.

En cas d’intervention en urgence, l’anesthésie loco-régionale permet également d’éviter le risque de régurgitation du contenu gastrique avec son corollaire dramatique qui est l’inhalation bronchique.

C ] Inconvénients et risques

Quels sont les inconvénients et les risques propres aux anesthésies locorégionales ?

Tout acte médical, même conduit avec compétence et dans le respect des données acquises de la science, comporte un certain risque. Les conditions actuelles de surveillance de l’anesthésie permettent de dépister rapidement les anomalies et de les traiter.

Des ecchymoses notamment en cas de prise de médicament anticoagulant, une irritation locale dans la zone d’injection du produit d’anesthésie, ou bien des sensations anormales dans le territoire du nerf, comme des fourmillements, ne sont pas exceptionnelles.

Toutefois, on note que ces troubles neurologiques minimes peuvent apparaître dans moins de 0,4% des cas. Cette fréquence est à l’heure actuelle probablement surévaluée du fait d’une évolution rapide des techniques de repérage des nerfs avec notamment l’utilisation de l’échographie. Ces lésions neurologiques sont transitoires et régressives dans leur très grande majorité (< 1-3 mois).

DSC_0406Quelques cas seulement de lésion nerveuse résiduelle sont décrits, alors que des centaines de milliers d’anesthésies loco-régionales sont réalisées chaque année dans le monde.

De façon exceptionnelle, des complications graves (convulsions, arrêt cardiaque ou respiratoire) ont été décrites. De même, l’allergie ou l’infection secondaire sont extrêmement rares.

Si le fait d’être conscient vous angoisse, l’anesthésiste pourra vous proposer une sédation en plus de l’Anesthésie loco-régionale.

Sachez que, bien que conscient, vous ne verrez pas l’intervention chirurgicale qui sera masquée par un drap stérile.

Enfin, l’Anesthésie loco-régionale peut être insuffisante et nécessiter une seconde injection voire un complément par une anesthésie générale. Cette dernière possibilité est rare car avant le début de l’intervention, nous testerons avec vous l’efficacité/qualité de l’anesthésie.

 

Inconvénient et risque de l'anesthésie générale

Quels sont les inconvénients et les risques propres à l’anesthésie générale ?

  • Des nausées et des vomissements peuvent survenir au réveil.
  • Une rougeur douloureuse au niveau de la veine dans laquelle les produits ont été injectés peut s’observer. 
  • L’introduction d’un tube dans la trachée (intubation) ou dans la gorge (masque laryngé) pour assurer la respiration pendant l’anesthésie peut provoquer des maux de gorge ou un enrouement au décours de l’intervention.
  • Des traumatismes dentaires sont également possibles. C’est pourquoi il est important de signaler toute prothèse ou toute fragilité dentaire particulière.
  • La position prolongée sur la table d’opération peut entraîner des compressions, notamment de certains nerfs, ce qui peut provoquer un engourdissement ou, exceptionnellement, la paralysie d’un bras ou d’une jambe.
  • Après anesthésie générale, des souvenirs de la période opératoire peuvent subsister.
  • Des troubles de la mémoire ou une baisse des facultés de concentration peuvent survenir dans les heures qui suivent l’anesthésie.

Tous les symptômes précédemment cités sont habituellement passagers et leur persistance doit vous inciter à consulter.

Les accidents liés au passage de vomissements dans les poumons sont très rares si les consignes de jeûne sont bien respectées.

Des complications imprévisibles comportant un risque vital comme une allergie grave, un arrêt cardiaque, une asphyxie, sont extrêmement rares.

Consignes de jeûne pré-opératoire

Il est primordial de ne pas manger d’aliments solides dans les 6 heures avant votre anesthésie afin d’éviter le risque d’inhalation pulmonaire du contenu gastrique.

Vous pouvez toutefois boire un liquide clair (eau, thé ou café avec ou sans sucre) ne contenant pas de particule ni de pulpe ni de lait jusqu’à 2 heures avant votre anesthésie, sauf avis contraire de votre anesthésiste.

La prise éventuelle de votre traitement habituel le jour de l’intervention et des jours précédent, vous sera précisée lors de votre consultation d’anesthésie.

Ces consignes sont valables pour toutes les anesthésies, mêmes loco-régionales car un malaise et/ou recours à une anesthésie générale ne peuvent être totalement exclus.

Dernière mise à jour faite le : 04/01/2017

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